Comment ce site est fabriqué
Un site qui prétend t'aider à comprendre la politique doit d'abord pouvoir être vérifié.
Cette page décrit tout : d'où viennent les chiffres, comment les notes sont calculées,
et ce que ce site ne sait pas faire.
La règle fondamentale : un fait n'est pas une lecture
Fait
« Le 20 juillet 2026, les 122 députés du groupe RN ont voté pour le projet de loi
d'urgence agricole. » Un relevé officiel, lié à sa source. Pas discutable.
Lecture
« Ce vote est conforme à l'engagement du RN d'alléger les normes agricoles, donc
100/100. » Un jugement : rattacher ce texte à cet engagement. Discutable, et le
raisonnement est écrit à chaque fois.
Sur tout le site, les faits sont en bleu avec leur source. Les lectures sont en rouge,
avec l'engagement invoqué et le raisonnement suivi.
Le barème de raccord
Une fois le sens attendu déterminé, la note est calculée
automatiquement, sans appréciation supplémentaire. Mêmes chiffres, même note. Le seul
endroit où intervient un jugement humain est le choix du sens attendu, qui est écrit,
justifié et rattaché à un engagement public du parti.
Quand aucun engagement public précis ne porte sur le texte,
aucune note n'est donnée. C'est le cas du budget de la Sécurité sociale : voter contre
y est la position normale d'une opposition et pour d'une majorité. Le noter mesurerait la
place dans l'hémicycle, pas la cohérence. Ces scrutins sont affichés sans note, avec
seulement les chiffres et un commentaire.
Le questionnaire
Pourquoi on ne demande jamais « es-tu pour l'immigration ? »
Parce que cette question ne mesure rien. Elle ne décrit aucune mesure : elle demande
de se ranger dans un camp, et la réponse dépend surtout de l'image que l'on se fait
du camp d'en face. À la place, le test décrit des situations précises — une personne
installée depuis des années dont les enfants sont scolarisés, un plafond annuel voté
par le Parlement, l'accès à telle catégorie de prestations. On peut être favorable à
l'une et opposé à l'autre : c'est exactement ce qu'il faut pouvoir exprimer.
Les trois longueurs du test
Le test existe en trois formats : 16 questions (rapide), 40 (complète)
et 60 (approfondie). Les vingt questions supplémentaires ne sont pas des
variantes plus faciles : elles posent des dilemmes précis, écrivent les montants en
jeu et portent souvent sur des sujets qui divisent l'intérieur d'un même camp —
succession, licenciement, zones à faibles émissions, asile hors d'Europe, prisons,
Ukraine, sélection à l'université, gestation pour autrui. L'équilibre gauche-droite
est vérifié séparément sur chaque format : 20 contre 20 sur la version
complète, 10 contre 10 sur le supplément. Le calcul d'affinité ne tient compte que
des questions réellement posées, donc les trois formats restent comparables entre eux.
L'équilibre des polarités
Si toutes les affirmations étaient tournées de façon que « d'accord » égale « à gauche »,
deux biais connus fausseraient tout : l'acquiescement (on dit oui plus volontiers
que non) et l'effet de série (on répond comme à la question d'avant). Sur les 40
affirmations, être d'accord renvoie exactement 20 fois à gauche et 20 fois à droite.
Quelqu'un qui approuverait absolument tout finirait au centre exact — c'est le
contrôle que ce site s'impose.
Les deux arguments sous chaque question
Sous chaque affirmation, le test donne le meilleur argument de ceux qui l'approuvent
et le meilleur argument de ceux qui s'y opposent : une phrase chacun, même longueur,
même registre, sans nom de parti ni mot connoté. Le but n'est pas de convaincre mais
d'obliger à peser : une réponse donnée après avoir lu le plus fort argument du camp
d'en face vaut plus qu'un réflexe. Les deux textes sont lisibles en clair dans
js/data-questions.js (pour / contre) et peuvent
être contestés comme le reste.
Les coûts sont écrits dans la question
« Es-tu pour la retraite à 62 ans ? » recueille une approbation massive et n'apprend
rien. La question posée ici est : « l'âge légal devrait revenir à 62 ans, même s'il
faut de nouveaux prélèvements pour le financer ». Quand une mesure a une contrepartie
documentée, elle figure dans l'énoncé. Quand elle n'en a pas, on ne l'invente pas.
Le vocabulaire interdit
Aucune question ne contient de nom de parti, de responsable politique, ni de terme
connoté : ni « assistanat », ni « clandestin », ni « submersion », ni « ultrariches »,
ni « écologie punitive », ni « wokisme ». Ces mots portent une conclusion : les employer
reviendrait à souffler la réponse. Un contrôle automatique vérifie leur absence.
Comment l'affinité est calculée
Chaque parti a, sur chaque affirmation, une position sur une échelle de −2 (opposé) à
+2 (favorable). Tu réponds sur la même échelle. L'accord sur une question vaut
1 − |ta réponse − sa position| / 4 : 100 % si vous êtes au même point,
0 % si vous êtes aux deux extrêmes. Le score final est la moyenne de ces accords,
pondérée par l'importance que tu as déclarée (×1 ou ×2). Les questions passées
sont totalement exclues du calcul, pour toi comme pour les partis.
D'où viennent les positions attribuées aux partis
Des programmes publiés, des votes enregistrés à l'Assemblée et des prises de position
officielles des directions. C'est l'élément le plus contestable du site : un parti n'est
pas un bloc, ses positions bougent, et certaines nuances ne rentrent pas dans une
échelle à cinq crans. Quand un parti est réellement divisé ou n'a pas de position
établie, la valeur 0 est utilisée plutôt qu'une position inventée. Toutes les valeurs
sont lisibles en clair dans le fichier js/data-questions.js.
Les sources
ScrutinsPages « Analyse du scrutin » de l'Assemblée
nationale, 17ᵉ législature. Chaque vote du site porte son numéro de scrutin et un lien
direct. Les chiffres groupe par groupe sont recopiés depuis ces pages.
assemblee-nationale.fr/dyn/17/scrutins
Résultats électoraux
Résultats officiels du ministère de
l'Intérieur : présidentielle 2022, européennes 2024, législatives 2024.
Effectifs des groupes
Relevés sur les analyses de scrutin
de mai 2026. Ils varient au fil des départs et ralliements : les chiffres d'un vote de
2025 peuvent différer de ceux d'un vote de 2026, et les deux sont conservés tels quels.
Programmes et candidatures
Documents publiés par les partis
et déclarations officielles de candidature, datées sur chaque fiche.
Ce que ce site ne sait pas faire
- Sept scrutins, ce n'est pas une législature. La 17ᵉ
législature en compte plus de 8 400. Ceux retenus sont des votes solennels sur l'ensemble
d'un texte, choisis pour couvrir sept domaines distincts — mais un autre choix donnerait
d'autres notes. La sélection est un acte éditorial, pas un échantillon statistique.
- Un vote n'est pas une opinion. Un groupe peut voter
contre un texte dont il approuve 80 % du contenu, à cause d'un seul article. Le site
décrit le contexte de chaque scrutin, mais il ne peut pas restituer tout un débat.
- L'abstention est ambiguë. Elle peut être une position
de groupe assumée ou un évitement. Le barème la traite pareil dans les deux cas ;
le commentaire, lui, fait la distinction.
- Un parti n'est pas un bloc. Les positions attribuées
sont celles de la direction. Un député peut penser autrement, et les chiffres de vote
publiés le montrent souvent.
- Les données vieillissent. Elles sont arrêtées au
. Une candidature, un dirigeant ou un effectif de groupe peut
avoir changé depuis.
Logos, portraits et droits
Les logos et les portraits viennent de Wikimedia Commons. Les logos sont
reproduits tels que publiés dans le domaine public ; chaque portrait est utilisé sous sa
licence (Creative Commons, Licence Ouverte ou CC0) avec le nom de son auteur. Ils servent
uniquement à identifier les partis et leurs dirigeants : aucun parti n'est associé à ce site
ni ne l'a validé. Signale toute erreur d'attribution.
Voir les 28 crédits
Se méfier aussi de nous
Ce site choisit ses scrutins, écrit ses questions et attribue des positions aux partis.
Autrement dit, il a des angles morts, comme tous les médias. La page
Prendre du recul explique comment lire un sondage,
pourquoi aucun média n'est neutre, et où trouver de l'aide si on te harcèle pour tes
opinions. Ses chiffres viennent de l'Insee, du Sénat, de l'Arcom et du Reuters Institute,
tous liés.
Contester une lecture
Si une note te paraît injuste, la question à poser est toujours la même :
l'engagement invoqué est-il le bon ? Il est cité sur
chaque vote. S'il est mal choisi, mal daté ou tiré de son contexte, la note qui en découle
est fausse — et c'est une correction légitime. Si l'engagement est le bon, alors le
désaccord porte sur le barème, qui est public ci-dessus et identique pour les quatorze partis.
Aucune note de ce site n'est calculée différemment selon le parti concerné. Le code qui
les produit tient en vingt lignes, dans js/common.js, fonction
noterVote.