TrouveTonVote2027

Méthode et sources : comment ce site est fabriqué

Un site qui prétend t'aider à comprendre la politique doit d'abord pouvoir être vérifié. Cette page décrit tout : d'où viennent les chiffres, comment les notes sont calculées, et ce que ce site ne sait pas faire.

La règle fondamentale : un fait n'est pas une lecture

Fait « Le 20 juillet 2026, les 122 députés du groupe RN ont voté pour le projet de loi d'urgence agricole. » Un relevé officiel, lié à sa source. Pas discutable.
Lecture « Ce vote est conforme à l'engagement du RN d'alléger les normes agricoles, donc 100/100. » Un jugement : rattacher ce texte à cet engagement. Discutable, et le raisonnement est écrit à chaque fois.

Sur tout le site, les faits sont en bleu avec leur source. Les lectures sont en rouge, avec l'engagement invoqué et le raisonnement suivi.

Le barème de raccord

Une fois le sens attendu déterminé, la note est calculée automatiquement, sans appréciation supplémentaire. Mêmes chiffres, même note. Le seul endroit où intervient un jugement humain est le choix du sens attendu, qui est écrit, justifié et rattaché à un engagement public du parti.

100
Aligné et uni
Au moins 85 % des votants du groupe votent dans le sens de son engagement public.
70
Aligné mais divisé
Entre 50 % et 85 % des votants du groupe suivent son engagement.
40
Groupe éclaté
Aucune position ne réunit la moitié des votants du groupe.
30
Abstention majoritaire
Plus de la moitié du groupe s'abstient sur un texte central de sa ligne : ni oui, ni non.
20
Absence massive
Moins d'un tiers du groupe prend part au vote.
15
Majoritairement contraire
Plus de la moitié des votants votent à l'inverse de l'engagement.
0
Vote contraire
Au moins 85 % des votants votent à l'inverse de l'engagement public du parti.
Quand aucun engagement public précis ne porte sur le texte, aucune note n'est donnée. C'est le cas du budget de la Sécurité sociale : voter contre y est la position normale d'une opposition et pour d'une majorité. Le noter mesurerait la place dans l'hémicycle, pas la cohérence. Ces scrutins sont affichés sans note, avec seulement les chiffres et un commentaire.

Le questionnaire

Pourquoi on ne demande jamais « es-tu pour l'immigration ? »
Parce que cette question ne mesure rien. Elle ne décrit aucune mesure : elle demande de se ranger dans un camp, et la réponse dépend surtout de l'image que l'on se fait du camp d'en face. À la place, le test décrit des situations précises — une personne installée depuis des années dont les enfants sont scolarisés, un plafond annuel voté par le Parlement, l'accès à telle catégorie de prestations. On peut être favorable à l'une et opposé à l'autre : c'est exactement ce qu'il faut pouvoir exprimer.
Les trois longueurs du test
Le test existe en trois formats : 16 questions (rapide), 40 (complète) et 64 (approfondie). Les vingt-quatre questions supplémentaires ne sont pas des variantes plus faciles : elles posent des dilemmes précis, écrivent les montants en jeu et portent souvent sur des sujets qui divisent l'intérieur d'un même camp — succession, licenciement, zones à faibles émissions, asile hors d'Europe, prisons, Ukraine, sélection à l'université, gestation pour autrui, et depuis octobre 2026 le logement, Parcoursup, le nombre de fonctionnaires et le droit de manifester. L'équilibre gauche-droite est vérifié séparément sur chaque format : 20 contre 20 sur la version complète, 10 contre 10 sur le supplément. Le calcul d'affinité ne tient compte que des questions réellement posées, donc les trois formats restent comparables entre eux.
L'équilibre des polarités
Si toutes les affirmations étaient tournées de façon que « d'accord » égale « à gauche », deux biais connus fausseraient tout : l'acquiescement (on dit oui plus volontiers que non) et l'effet de série (on répond comme à la question d'avant). Sur les 40 affirmations, être d'accord renvoie exactement 20 fois à gauche et 20 fois à droite. Quelqu'un qui approuverait absolument tout finirait au centre exact — c'est le contrôle que ce site s'impose.
Les deux arguments sous chaque question
Sous chaque affirmation, le test donne le meilleur argument de ceux qui l'approuvent et le meilleur argument de ceux qui s'y opposent : une phrase chacun, même longueur, même registre, sans nom de parti ni mot connoté. Le but n'est pas de convaincre mais d'obliger à peser : une réponse donnée après avoir lu le plus fort argument du camp d'en face vaut plus qu'un réflexe. Les deux textes sont lisibles en clair dans js/data-questions.js (pour / contre) et peuvent être contestés comme le reste.
Les coûts sont écrits dans la question
« Es-tu pour la retraite à 62 ans ? » recueille une approbation massive et n'apprend rien. La question posée ici est : « l'âge légal devrait revenir à 62 ans, même s'il faut de nouveaux prélèvements pour le financer ». Quand une mesure a une contrepartie documentée, elle figure dans l'énoncé. Quand elle n'en a pas, on ne l'invente pas.
Le vocabulaire interdit
Aucune question ne contient de nom de parti, de responsable politique, ni de terme connoté : ni « assistanat », ni « clandestin », ni « submersion », ni « ultrariches », ni « écologie punitive », ni « wokisme ». Ces mots portent une conclusion : les employer reviendrait à souffler la réponse. Un contrôle automatique vérifie leur absence.
Comment l'affinité est calculée
Chaque parti a, sur chaque affirmation, une position sur une échelle de −2 (opposé) à +2 (favorable). Tu réponds sur la même échelle. L'accord sur une question vaut 1 − |ta réponse − sa position| / 4 : 100 % si vous êtes au même point, 0 % si vous êtes aux deux extrêmes. Le score final est la moyenne de ces accords, pondérée par l'importance que tu as déclarée (×1 ou ×2). Les questions passées sont totalement exclues du calcul, pour toi comme pour les partis.
D'où viennent les positions attribuées aux partis
Des programmes publiés, des votes enregistrés à l'Assemblée et des prises de position officielles des directions. C'est l'élément le plus contestable du site : un parti n'est pas un bloc, ses positions bougent, et certaines nuances ne rentrent pas dans une échelle à cinq crans. Quand un parti est réellement divisé ou n'a pas de position établie, la valeur 0 est utilisée plutôt qu'une position inventée. Toutes les valeurs sont lisibles en clair dans le fichier js/data-questions.js.

Les sources

Tous les scrutins
Les données ouvertes publiées chaque jour par l'Assemblée nationale (Licence Ouverte), importées par un script, sans aucune saisie à la main : titre officiel, résultat, vote de chaque groupe et de chaque député. À chaque import, la somme des votes des groupes est contrôlée : elle doit retomber exactement sur le résultat officiel. Chaque vote porte son numéro et un lien vers sa page officielle.
data.assemblee-nationale.fr · assemblee-nationale.fr/dyn/17/scrutins
Les sondages
Recopiés depuis la notice officielle déposée à la Commission des sondages, hypothèse par hypothèse. Un sondage n'est affiché que pendant 7 jours après sa publication, avec ses mentions légales et la marge d'erreur de chaque score.
Les candidatures
Vérifiées une à une, avec une source datée pour chacune, sur la page « La course à 2027 ».
L'actu
Écrite à la main et datée. Chaque fait renvoie à sa source : presse, ministères, ONG, textes officiels. Les citations sont exactes et attribuées, et toujours présentées comme des déclarations, pas comme des faits.
Résultats électoraux
Résultats officiels du ministère de l'Intérieur : présidentielle 2022, européennes 2024, législatives 2024.
Effectifs des groupes
Relevés sur les analyses de scrutin de mai 2026. Ils varient au fil des départs et ralliements : les chiffres d'un vote de 2025 peuvent différer de ceux d'un vote de 2026, et les deux sont conservés tels quels.
Programmes et candidatures
Documents publiés par les partis et déclarations officielles de candidature, datées sur chaque fiche.

Ce que ce site ne sait pas faire

Logos, portraits et droits

Les logos et les portraits viennent de Wikimedia Commons. Les logos sont reproduits tels que publiés dans le domaine public ; chaque portrait est utilisé sous sa licence (Creative Commons, Licence Ouverte ou CC0) avec le nom de son auteur. Ils servent uniquement à identifier les partis et leurs dirigeants : aucun parti n'est associé à ce site ni ne l'a validé. Signale toute erreur d'attribution.
Voir les 28 crédits
LO — logo : Public domain · fichier sur Commons
Nathalie Arthaud
Nathalie Arthaud — photo : Kokluts, CC BY-SA 4.0 · fichier sur Commons
LFI — logo : Public domain · fichier sur Commons
Jean-Luc Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon — photo : Lula Oficial, CC BY-SA 2.0 · fichier sur Commons
PCF — logo : Public domain · fichier sur Commons
Fabien Roussel
Fabien Roussel — photo : NakaraZn Zouhaïr NAKARA, CC BY-SA 4.0 · fichier sur Commons
LÉ — logo : Public domain · fichier sur Commons
Marine Tondelier
Marine Tondelier — photo : Selbymay, CC BY 4.0 · fichier sur Commons
PS — logo : Public domain · fichier sur Commons
Olivier Faure
Olivier Faure — photo : Olivier Faure, CC BY-SA 2.0 · fichier sur Commons
PP — logo : Public domain · fichier sur Commons
Raphaël Glucksmann
Raphaël Glucksmann — photo : European Union 2024 - Source : EP, Attribution · fichier sur Commons
MoDem — logo : Public domain · fichier sur Commons
François Bayrou
François Bayrou — photo : Service photographique de Matignon, Licence Ouverte · fichier sur Commons
RE — logo : Public domain · fichier sur Commons
Gabriel Attal
Gabriel Attal — photo : Ismail Aissoub, CC BY 4.0 · fichier sur Commons
HOR — logo : Public domain · fichier sur Commons
Édouard Philippe
Édouard Philippe — photo : Wasasaq8, CC0 · fichier sur Commons
LR — logo : Public domain · fichier sur Commons
Bruno Retailleau
Bruno Retailleau — photo : Thomas Bresson, CC BY 4.0 · fichier sur Commons
UDR — logo : Public domain · fichier sur Commons
Éric Ciotti
Éric Ciotti — photo : European People's Party, CC BY 2.0 · fichier sur Commons
DLF — logo : Public domain · fichier sur Commons
Nicolas Dupont-Aignan
Nicolas Dupont-Aignan — photo : dupontaignan from Yerres, France, CC BY 2.0 · fichier sur Commons
RN — logo : Public domain · fichier sur Commons
Marine Le Pen
Marine Le Pen — photo : Vox España, CC0 · fichier sur Commons
REC — logo : Public domain · fichier sur Commons
Éric Zemmour
Éric Zemmour — photo : Anh De France, CC0 · fichier sur Commons

Se méfier aussi de nous

Ce site choisit ses scrutins, écrit ses questions et attribue des positions aux partis. Autrement dit, il a des angles morts, comme tous les médias. La page Prendre du recul explique comment lire un sondage, pourquoi aucun média n'est neutre, et où trouver de l'aide si on te harcèle pour tes opinions. Ses chiffres viennent de l'Insee, du Sénat, de l'Arcom et du Reuters Institute, tous liés.

Contester une lecture

Si une note te paraît injuste, la question à poser est toujours la même : l'engagement invoqué est-il le bon ? Il est cité sur chaque vote. S'il est mal choisi, mal daté ou tiré de son contexte, la note qui en découle est fausse — et c'est une correction légitime. Si l'engagement est le bon, alors le désaccord porte sur le barème, qui est public ci-dessus et identique pour les quatorze partis.

Aucune note de ce site n'est calculée différemment selon le parti concerné. Le code qui les produit tient en vingt lignes, dans js/common.js, fonction noterVote.